La Maîtresse de guerre

12 avril 2017


Auteur : Gabriel Katz
Genre : Fantasy
Edition : Pocket
Pages : 469 pages
Parution : 10 Mars 2016

Résumé :
À sa naissance, tout le village du Nordland était en deuil : l’enfant unique d’Horn, le maître d’armes, était une fille.
Vingt ans plus tard, Kaelyn n’aspire qu’à marcher sur les traces de son père et devenir Maîtresse de guerre, la plus haute des distinctions. Armée de son courage, de son talent et de quelques rudiments d’escrime, elle prend la route du lointain sultanat d’Azman, terre barbare en proie aux cannibales.
Mais ce n’est pas sur le champ de bataille que la belle et sensuelle Kaelyn va mener son combat, car de nombreux défis l’attendent avant qu’elle puisse se prétendre digne de porter l’épée…


Mon avis :
J’ai lu et fini la trilogie Le Puits des Mémoires, il y a quelques semaines. J’avais hâte de lire une autre œuvre de Gabriel Katz et j’avais le diptyque Aeternia dans ma PAL (il y est toujours, d’ailleurs). Mais je ne trouvais pas La Maitresse de Guerre dans ma ville (#vivelacampagne). Je l’ai trouvé au salon du livre de Paris (ou Livre Paris…) et j’en ai profité pour le faire dédicacer par l’auteur. Aussitôt acquis, aussitôt commencer. Pour résumer mon ressenti par rapport au livre en trois mots : coup de cœur.

On suit une femme (youpi) Kaelyn, fille d’un maitre d’armes dans une petite ville dans le nord. Elle va s’engager dans l’armée, car une guerre se déclare entre deux contrées. De fil en aiguille, elle va avoir à prouver d’une femme peut aussi être un personnage important dans une guerre. J’ai fait un résumé très succinct car je trouve que ce roman se découvre au fur et à mesure de sa lecture. J’ai adoré l’intrigue du livre. On est embarqué dans une guerre où finalement les « gentils » ne sont pas si bons et le « peuple cannibales » et plus évolué que ce qu’on veut nous faire croire au début du roman. J’ai beaucoup aimé connaitre les habitudes de vie des nantis d’Azman. Azman est clairement inspiré par le Moyen-Orient, que ce soit par les paysages aux alentours de la ville avec le désert et les caravanes qui le traversent, l’architecture de la ville, les habitudes des habitants ainsi que les distinctions de rang. C’est un stand-alone, l’histoire est moins approfondie que pour la trilogie précédente, mais ça ne m’a pas gêné pour autant. Je trouve qu’on a assez d’informations sur la situation politique ou les personnages pour comprendre et apprécier le roman.

Kaelyn est le personnage principal du roman. Elle va s’engager dans l’armée, car personne n’a voulu la former pour devenir maitre d’arme comme son père. Elle va devoir survivre en territoire hostile et s’intégrer dans une société qu’elle ne connait pas. Je l’ai trouvé courageuse, elle sait ce qu’elle veut et elle ne recule pas devant les préjugés ou les convenances pour atteindre les buts qu’elle se fixe. J’ai adoré suivre un personnage principal féminin dans un univers de fantasy. C’est rare (ou alors, je choisis mal mes lectures ^^). Certes, au début tous les clichés de la femme sont réunis, mais l’auteur les casse un à un en montrant que Kaelyn est capable de faire ce qui est fait par les hommes. Je trouve intéressant que Kaelyn évolue dans un pays inspiré des mondes arabes, où la femme a une place très limitée, et très codifiée. L’autre personnage principal, masculin cette fois, est Hadrian qui est le maitre de guerre du sultanat, il va croiser la route de Kaelyn et il va devenir son maitre. C’est un homme froid, calculateur, arrogant, sur de lui et mystérieux. On ne sait rien de lui, de son passé ou de ses origines, juste que c’est un étranger, qui est installé à Azman depuis 10 ans, et qui a épousé une princesse.  J’ai adoré aussi ce personnage, il m’a fait penser à Nils dans Le Puits des Mémoires. Je trouve que c’est le même type de personnage qui ne montre rien, qu’on en sait très peu sur leur passé. Les personnages secondaires sont nombreux, certains plus importants que d’autres. Fenia, la femme de Hadrian, ou Dikaon, un soldat rouge sont très clichés, et servent l’intrigue d’une façon attendue.

L’écriture de Gabriel Katz est toujours un plaisir pour les yeux, dès que l’on commence le roman, on sait qu’on ne pourra plus le lâcher. L’écriture est fluide, les descriptions sont agréables, présentes mais sans empiéter sur les scènes d’action. Comme pour Le Puits des Mémoires, je regrette qu’il n’y  ait  pas de carte pour situer plus facilement les différentes régions les unes par rapport aux autres.  

Pour conclure, j’ai adoré. J’ai pris mon temps pour lire ce livre, histoire de passer le plus de temps possible avec les personnages. Gabriel Katz me fait voyager (il y a pas un tour opérateur qui fait des treks à Woltan ou dans les Terres Communes, par hasard ?) J’ai hâte de pouvoir continuer mon aventure dans cet univers avec Aeternia. 

💖💖💖💖💖

2 commentaires:

  1. Coucou ! Ce livre me fait super envie mais je veux finir la trilogie du Puits des mémoires avant !

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    1. Il est génial, mais peut-être un peu en dessous du Puits des Mémoires. Maintenant, il me reste plus qu'a attaquer Aeternia et les thrillers ^^

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