La Promesse de l’ange

14 janvier 2017

Auteur : Frédéric Lenoir & Violette Cabesos
Genre : Thriller
Edition : Le Livre de Poche
Pages : 627 pages
Parution : 10 Mai 2006

Résumé :
Rocher battu par les tempêtes, lieu de cultes primitifs sanctifié par les premiers chrétiens, le Mont-Saint-Michel est loin d'avoir révélé tous ses secrets. Au début du XIe siècle, les bâtisseurs de cathédrales y érigèrent en l'honneur de l'Archange, prince des armées célestes et conducteur des âmes dans l'au-delà, une grande abbaye romane.
Mille ans plus tard, une jeune archéologue passionnée par le Moyen Âge se retrouve prisonnière d'une énigme où le passé et le présent se rejoignent étrangement.
Meurtres inexpliqués, amours périlleuses, secrets millénaires... sur le chemin du temps, de la passion, de l'absolu, la quête de Johanna la conduit inexorablement aux frontières d'un monde dont on ne revient pas indemne.

Mon avis :
J’ai acheté ce livre lors d’une brocante en bas de chez moi. J’ai été attirée par la côté historique du thriller, et le Mont Saint Michel. J’aime beaucoup les récits qui se passent dans deux époques différentes. Malheureusement, pour ce livre, je n’ai pas vraiment accroché à l’histoire, ni à certains personnages.

On suit une archéologue, Johanna, qui va avoir le privilège de fouiller dans la cathédrale du Mont-Saint-Michel. En parallèle, on suit un moine bâtisseur de cathédrale, frère Roman, qui a comme mission de construire la nouvelle église du Mont au XIème siècle. Ces deux histoires vont s’entremêler, mélanger aux mystères du lieu et de la culture celtique. D’un côté, le moine va devoir assumer la construction de l’église après la mort de son maitre. Sa foi va être mise à l’épreuve plus qu’une fois et de diverses façons. Il va apprendre que la vie ne se résume pas forcément seulement à la dévotion pour une religion. J’ai beaucoup aimé les parties relatives au XIème siècle car on y découvre la vie au monastère sur le Mont-Saint-Michel, où les éléments rendent la vie très difficile. J’ai aussi aimé en apprendre plus sur la vie au quotidien des moines bénédictins. 

L’autre partie du récit se concentre sur l’archéologie de la période romane du Moyen-âge. On y suit une archéologue qui va fouiller au Mont-Saint-Michel pour trouver la tombe de Judith de Bretagne, épouse de Richard II, duc de Normandie. C’est grâce à Richard II que les bénédictins vont s’installer sur le Mont, en retour ils vont construire l’abbatiale romane. Johanna est hantée par un cauchemar qui montre un moine décapité et plusieurs meurtres qui se passent au Moyen-âge. Je n’ai pas accroché à Johanna, à son histoire ou à son objectif sur le Mont-Saint-Michel. Le livre fait plus de 700 pages et il y a des longueurs notamment sur les parties contemporaines. J’aurais aimé voir une évolution dans le personnage de Johanna, mais non, elle reste identique du début à la fin. J’ai cru, plus d’une fois, à une évolution dans sa façon de penser ou d’agir, mais elle régresse à chaque fois, que ce soit sur le plan professionnel, personnel ou relationnel.

Que ce soit au Moyen-âge ou à la période contemporaine, on sent l’atmosphère particulière du Mont-Saint-Michel. Les éléments y sont omniprésents, entre les marées et les vents incessants, les personnages doivent composés avec la rigueur du climat normand. On est plongé dans une atmosphère sombre qui sert très bien l’ambiance du thriller.
J’ai apprécié que les auteurs nous expliquent comment le Mont-Saint-Michel a fini par abriter une abbaye, que ce soit d’un point de vue historique ou religieux. Au début, les paysans normands pensaient que le Mont était maudit, jusqu’à ce qu’un évêque ordonne d’y construire une église dédiée à Saint Michel.


Pour conclure, je dirais que ça a été une lecture en demi-teinte. J’ai aimé le côté historique, et « vielles pierres ». Mais les personnages contemporains m’ont laissé complètement indifférente. Le roman traîne en longueur, et régulièrement j’ai eu le sentiment que des passages ne servaient pas vraiment à l’avancement de l’intrigue.

🌟🌟

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